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  • Indiana Jones et le pont en liane

    Indiana Jones et le pont en liane

    Indiana Jones arrive devant un pont en lianes et en planches avec une pancarte devant.

    La pancarte dit :

    « Attention, le pont ne peut supporter qu’un seul homme. »

    Alors Indy s’avance et arrivé à la moitié du pont celui-ci lâche.

    Moralité : Un homme averti en vaut deux.

  • Les cours de la bourse du SDF

    Les cours de la bourse du SDF

    – Je peux vous donner un conseil ? dit un passant à un SDF, assis contre un mur pour faire la manche.
    – Allez-y toujours.

    – Que vous écoutiez France Info, à longueur de journée, sur votre transistor, passe encore, mais je vous assure que cela fait la plus mauvaise impression quand vous semblez vous passionner pour les commentaires de Jean-Pierre Gaillard sur les cours de la Bourse et les meilleurs investissements à réaliser.

  • Que celui qui n’a jamais péché…

    Que celui qui n’a jamais péché…

    Dans un village proche de Nazareth, la foule en délire est en train de lapider une femme adultère. Arrive Jésus, qui s’interpose en déclamant haut et fort une de ses désormais célèbres maximes :
    « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »

    Tous s’arrêtent en pestant contre le Messie :
    « Même pas drôle, si on peut plus s’amuser un peu… »

    A ce moment-là, un tout petit caillou vient rouler aux pieds de la femme adultère. Jésus se retourne et avec l’expression d’un doux reproche dit :
    « Maman… »

  • Le bébé sans oreilles

    Le bébé sans oreilles

    Madame vient d’accoucher, monsieur est auprès d’elle dans la chambre, et lui tient tendrement la main. Une infirmière arrive, et leur présente leur enfant: un petit garçon, qui est né sans oreilles !
    – Ce n’est pas grave, c’est notre enfant, et nous allons l’aimer.

    Le défilé des amis et de la famille commence. D’abord les beaux-parents :
    – Alors, ça va ma chérie ? Alors, où est-il ce petit ange ? Ooooohhh… Comme il est mign… – dites, vous avez vu qu’il n’a pas d’oreilles ?
    – Oui, mais c’est notre enfant, nous allons l’aimer..
    – Ah, c’est bien. C’est comme ça qu’il faut le prendre…

    Et toute la journée, ça continue :
    – Ooooohhh… Comme il est mign ?… – vous êtes au courant, pour ses oreilles ?
    – OUI ! On sait ! Mais c’est notre enfant et on va l’aimer b* de m* !

    Le père craque :
    – Le prochain qui me parles des oreilles de mon fils…
    – Calme toi Robert !
    – Je le jette par la fenêtre…
    – Calme toi Robert !
    – Et je lui balance l’armoire !

    Arrive le cousin Paul, le « rigolo » de la famille.
    – Et salut Denise, alors tu t’es pas dégonflée? Si, un peu tout de même. Alors Robert, on sait qui est le père ? Toi ? Fabuleux. Denise est au courant ? Alors, où est-il, le fruit de l’amour et de la négligence ?

    Robert se crispe, attend la remarque inévitable.
    – Eh eh. Il est un peu bouffi, non ? Robert, c’est toi tout craché. A part ça il est charmant… Dites donc, il y voit bien au moins ?

    Interloqué, Robert répond :
    – Ben… oui.
    – Heureusement ! Parce que, s’il avait dû porter des lunettes !…

  • L’avion entièrement automatisé

    L’avion entièrement automatisé

    Cette compagnie aérienne a toujours été la plus informatisée. Cette fois-ci, elle a frappé un grand coup et c’est le jour du vol inaugural sur cet avion dans lequel il n’y a plus ni pilote, ni copilote à bord, ni hôtesse, ni steward.

    L’avion se place automatiquement devant les passerelles de chargement; les portes s’ouvrent toutes seules ; les passagers embarquent et prennent placent dans leurs fauteuils.

    Ensuite les portes se ferment, les passerelles se retirent, les moteurs de l’avion vrombissent, et l’avion de dirige vers la piste de décollage.

    Dans l’appareil, les passagers entendent une voix digitalisée qui sort des haut-parleurs :
    « Mesdames et Messieurs, la compagnie Techno Air a le plaisir de vous accueillir à bord de notre Airbus A 520 modifié. Comme vous le savez, ce vol sera complètement dirigé par ordinateur. Veuillez maintenant attacher vos ceintures et éteindre vos cigarettes pour le décollage. Tout va bien se passer… bien se passer… bien se passer… bien se passer… bien se passer… bien se passer… »

  • La roue crevé du voyageur de commerce

    La roue crevé du voyageur de commerce

    Donc, c’est un voyageur de commerce qui passe toute la semaine sur la route. Il rentre chez lui tous les week-ends, et nous sommes justement un vendredi soir, tard, la nuit est bien avancée. Il est encore au volant et il lui reste pas mal de chemin à faire.

    Il se trouve dans un coin paumé, le dernier bled qu’il a traversé est déjà à une bonne vingtaine de kilomètres – le suivant n’est pas plus proche – lorsqu’une de ses roues crève. Comme c’est son boulot d’être sur la route et qu’il est organisé, il sait que sa roue de secours est OK, il se fait pas de soucis et se met en devoir de réparer ça. Il sort avec sa lampe électrique, chope la roue, puis s’aperçoit qu’il n’a pas son cric. Effectivement, le week-end précédent, il s’en est servi et ne l’a pas rangé.

    Il n’a d’autre alternative que s’armer de courage et de partir à pieds au dernier village qu’il a traversé, où, se souvient-il, se trouve un garagiste qui devrait pouvoir lui vendre un cric.

    C’est donc une longue marche qui l’attend. Comme on est en hiver, une pluie pénétrante commence à tomber et à le glacer jusqu’aux os. Il est dans le noir complet, sa lampe électrique ayant rendu l’âme quelques kilomètres après son départ.

    Il commence donc à ressasser de noirs pensées, et à se parler à lui même :
    – Est-ce qu’au moins cet abruti de garagiste va avoir un cric ?
    – Ouais, bien sûr, tous les garages ont des crics. Mais, le mec, il va te voir venir, … dans ta situation, il va au moins t’en demander 500 balles …

    Quelques kilomètres passent, et il continue a rouméguer (terme occitan dont la sonorité suffit à comprendre la signification) :
    – Tu parles, il peut même t’en demander 1000 balles, de toutes façons, t’as pas le choix.

    Exacerbée par l’absurdité de la situation, par les éléments qui se déchaînent contre lui, une sourde colère croît en lui au fil des kilomètres, et il continue son dialogue intérieur :
    – T’es complètement à sa merci, mec. Il peut même te le vendre 2000 balles, son cric, et toi, comme un con, t’auras qu’à la fermer et payer …

    Il arrive enfin en vue du bled, et il aperçoit l’enseigne du garage. Il rassemble le peu de forces qui lui restent et force le pas, continuant à rouscailler :
    – Tu vas voir que ce connard est capable de t’en demander 3000, 4000 balles. Tu parles, c’est pas tous les jours qu’il trouvera un tel pigeon.

    Arrivé au portail du garage, il commence à tambouriner. Pas de réponse. Il s’active derechef pieds et poings contre le portail, une tête hagarde de sommeil se pointe alors à une fenêtre du premier étage. C’est alors que le voyageur de commerce, au comble de la fureur et avant que l’autre ait pu placer un mot, lui hurle :
    – ESPÈCE D’ENCULÉ, TU SAIS OU TU PEUX TE LE COLLER, TON CRIC, …